Vivre dans la précarité n’est et n’a jamais été un choix primaire pour qui que ce soit. Malencontreusement, on ne choisit pas où on nait c’est à dire ni son pays, ni sa famille. 10% de la population mondiale, soit plus de 700 millions de personnes luttent chaque jour pour satisfaire leurs besoins fondamentaux tels qu’accéder aux soins de santé, à l’éducation, à l’eau et l’assainissement parmi d’autres besoins. La majorité des personnes vivant sous le seuil de pauvreté (1,90$ par jour) se situe en Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne. Toujours est-il que les pays développés (les plus riches) ne sont pas épargnés, plus de 30 millions d’enfants grandissent dans la pauvreté.

Ces inégalités grandissantes entre riches et pauvres ont des effets drastiques sur notre société. Cela nuit à la croissance économique mondiale, fragilise la cohésion sociale, aggrave les tensions politiques et sociales et alimente l’instabilité et les conflits. Par conséquent, éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde nous concerne tous et est l’objectif numéro 1 des Nations Unies à atteindre pour 2030.

Comment garder la tête hors de l’eau ?

Ne pas choisir ce qu’on va manger, ne pas pouvoir faire face à des dépenses imprévues, ne pas posséder une connexion internet à domicile, ne pas pouvoir retrouver ses amis ou famille autour d’un repas, ne pas participer de manière régulière à une activité de loisirs,… sont des privations matérielles et sociales que certaines personnes doivent faire afin de garder la tête hors de l’eau. Ceci signifie qu’ils ne peuvent pas se permettre un niveau de vie standard. L’indicateur européen de la pauvreté et de l’exclusion sociale se base sur le revenu, les privations matérielles graves et les ménages à très faible intensité de travail. Les pays en voie de développement font face a plus de défis concernant les besoins vitaux et droits fondamentaux qui ne sont pas encore aussi acquis qu’en Europe et autres pays développés. C’est pour cette raison qu’il est primordial d’inclure la multi dimensionnalité de la pauvreté quand on la mesure et pas uniquement se baser sur une image partielle comme le niveau de revenu. L’indice de la pauvreté multidimensionnelle (IPM) est un indice se basant sur la mortalité infantile, la nutrition, les années de scolarité, la sortie de l’école, l’électricité, l’eau potable, les sanitaires, le sol de l’habitat, le combustible utilisé pour cuisiner et les biens immobiliers, ces 10 indicateurs comptabilisent les privations qui touchent les foyers dans le domaine de la santé, la scolarité et le niveau de vie.

En d’autres mots, la précarité c’est l’absence de certaines sécurités mentionnés ci-dessus ne permettant pas aux personnes et familles d’assumer certaines responsabilités élémentaires et de jouir de leurs droits fondamentaux. Cette insécurité constante a des conséquences graves et plus ou moins définitives.

 

Vivre dans la précarité jeune nous suit-t ‘il toute sa vie ?

 

L’enquête de EU-SILC, réalisé par l’office belge de statistique, a constaté que des jeunes qui vivaient dans des situations précaires lors de leur adolescence, ont plus de difficultés à sortir de ces conditions financières précaires à l’inverse de leurs compatriotes vivant dans un ménage en très bonne santé financière. De plus, la scolarité obtenue, la position des parents (niveau d’éducation) dans la société ainsi que leur nationalité influence significativement la vie future. Cette transmission intergénérationnelle de précarité doit être cassée absolument et ce n’est qu’en ayant de l’aide publique, privée et citoyenne à prendre leur avenir en main que ces jeunes y arriveront.

 

Ensemble, éliminons la précarité

 

Comme Semlex for Education, 4Wingsfoundation est actif en Belgique dans le secteur de l’éducation, et plus spécifiquement la tech-education et contribue à l’inclusion, l’insertion et l’emploi de celles et ceux qui en sont privés. À côté de cela, ils donnent aussi des ailes à des entrepreneurs sociaux pour lutter contre la précarité dans les secteurs du logement et de la santé préventive.

Aussi active dans la tech education, l’association Learning Lions, a pour objectif de doter des jeunes adultes de zones rurales pauvres d’Afrique de l’Est de compétences informatiques et médiatiques. Ceci leur donne une vie pleine d’opportunités et les incite à devenir des entrepreneurs.

De plus, des groupes de populations vivant dans une situation de précarité extrême, nous pensons à des personnes sans abri, des personnes en séjour illégal, des ménages collectifs et autres, ne sont pas inscrits dans le registre national de personnes physiques. N’ayant pas de toit, ils gambadent et survivent avec le minimum viable. Afin de soulager ce cercle vicieux de ne rien avoir, il y a quelques associations actives comme

  • Mademi, accueillant de façon transitoire des personnes en grande difficulté : habitants de la rue, réfugiés et personnes isolées.
  • Huneeds, soutenu par Semlex for education, apportant une solution concrète aux personnes fragilisées en se focalisant sur une meilleure connaissance et compréhension d’eux-mêmes par du coaching, du développement personnel et de la compréhension de soi.
  • Duopo, centralisant la gestion des boissons chaudes pour les personnes dans la précarité, est un intermédiaire qui veut créer de la solidarité entre les citoyens payant un supplément pour leur boisson, les établissements adhérant au projet et les associations distribuant les boissons.
  • Feedtruck Belgium, préparant des repas avec les aliments invendus pour les personnes précarisées.
  • Les maisons d’acceuil « La Fontaine » de l’Ordre de Malte, permettant aux personnes les plus exclues d’être accueillis et écoutées, d’avoir une hygiène corporelle ainsi que des soins infirmiers de base.

parmi tant d’autres.

N’ayant pas de numéro d’identification à la sécurité sociale (NISS), il est impossible de bénéficier de la sécurité sociale lorsqu’on en a vraiment besoin suite aux évènements  de la vie… comme la perte de son travail, la joie d’accueillir un enfant ou subir une opération suite à un accident,…la vie est faite pour être vécu à 100% mais si les ressources ni sont pas, cela devient compliqué.

 

Un devoir d’Etat

C’est le devoir des Etats modernes de connaître, compter, planifier et sécuriser les besoins fondamentaux de tous leurs citoyens. Il en va de même pour leurs données.  Protéger l’identité numérique de chacun et chacune est indispensable dans notre ère du digital. Semlex, actif dans plus de 30 pays, y contribue en fabricant et supervisant  la gestion opérationnelle de A à Z des systèmes d’identification biométrique afin de contrer la fraude

 

 

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